← Guides

Traduire « c’est certain » en pourcentage

Les gens ne parlent pas en pourcentages. Pour comparer des affirmations, il faut un barème fixe et publié : « aucun doute » vaut 95 %, « probable » 70 %, « ça m’étonnerait » 30 %, « je n’y crois pas » 15 %. Le barème doit rester grossier : distinguer 82 % de 85 % dans une phrase parlée serait une fausse précision.

Publié le 16 septembre 2026 · Rédaction Auspex

Le problème des mots d’incertitude

Les études sur la perception des expressions de probabilité montrent que les écarts entre lecteurs sont considérables. Une même expression comme « probable » peut être comprise entre 55 % et 85 % selon les personnes. Les services de renseignement ont adopté des barèmes standardisés précisément pour cette raison.

Sans barème, comparer deux affirmations est impossible, et noter quelqu’un sur ses propos devient arbitraire. Le barème n’est pas un raffinement : c’est ce qui rend l’exercice défendable.

Le barème utilisé par Auspex

Aucun doute, c’est acquis, c’est certain, évidemment : 95 %. Très probable, je n’ai guère de doute : 85 %. Probable, il y a de fortes chances : 70 %. Plus probable qu’improbable : 60 %. Possible, on verra : 50 %. Peu probable, ça m’étonnerait : 30 %. Très improbable, je n’y crois pas : 15 %. Aucun doute dans l’autre sens : 5 %.

Chaque affirmation enregistrée affiche la formule exacte qui a été traduite, pour que le lecteur puisse contester la traduction plutôt que d’avoir à faire confiance.

Ce qui n’est pas enregistrable

Une phrase qui n’entre dans aucune case n’est pas enregistrée. « Ça risque d’être compliqué » n’est pas une prévision : ni l’événement, ni l’échéance, ni le degré de confiance n’en sortent. La plupart des déclarations publiques sont dans ce cas, et c’est la vraie difficulté d’un registre de prédictions.

Une affirmation n’est retenue que si elle porte sur un fait vérifiable, à une échéance identifiable, avec un degré de confiance déductible de la formulation. Le doute profite toujours à l’auteur : dans le flou, on n’enregistre pas.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas demander directement un pourcentage aux intéressés ?

C’est préférable quand c’est possible, et c’est ce que fait un panel sollicité. Le registre passif, lui, doit composer avec des propos tenus en public, qui ne sont presque jamais chiffrés.

Que se passe-t-il si quelqu’un conteste la traduction de ses propos ?

La citation exacte et son lien d’origine sont toujours affichés à côté du chiffre. Une contestation entraîne le retrait temporaire de l’entrée le temps de la vérification, et la réponse est publiée.

À lire ensuite